5 idées reçues sur les implants mammaires

implants mammaires

Les femmes qui décident de se faire implanter des prothèses mammaires que ce soit pour des raison médicales ou esthétiques sont de plus en plus nombreuses. Force est de constat qu’avec cet engouement grandissant, des rumeurs autour de ce sujet ont commencé à se propager malgré l’absence de tout fondement effectif. Découvrez, dans cet article, 5 idées reçues sur les implants mammaires.

1. Les implants mammaires augmentent les risques de cancer : Faux !

Il n’y a aucune étude officielle qui a permis de conclure que les prothèses mammaires sont la cause de certains cas de cancers du sein. Le premier facteur de cette anomalie est l’âge. Plus de 80 % des femmes atteintes sont âgées de 50 ans et plus. A cet élément s’ajoutent les antécédents familiaux et l’hygiène de vie. Celles qui ont effectué une augmentation mammaire bénéficient d’un dépistage plus précoce que les autres puisqu’elles effectuent des sessions de contrôle réguliers chez le plasticien. Et comme vous le savez, plus le cancer est détecté à ses premiers stades, plus les chances de guérison sont grandes. En revanche, un lien entre le cancer du système immunitaire et les implants a été établi. Même si ce lymphome est susceptible de surgir à n’importe quel endroit du corps humain, des études menées en 2011 ont montré la présence de cellules cancéreuses autour de la capsule de prothèses chez un nombre limité de femmes.

2. Les implants mammaires empêchent l’allaitement : Faux !

Une patiente ayant subi une chirurgie d’implants mammaires est tout à fait en mesure d’allaiter. L’opération se déroule de 3 manières : par voie mammaire sous le sein, par voie péri-aléolaire autour du mamelon et par voie sous-axillaire au niveau de l’aisselle. Etant donné que l’implant est placé derrière la glande mammaire, les canaux lactifères ne sont pas touchés. Même si quelques exceptions existent, elles restent rares. Dans la majorité des cas, il n’y a aucune entrave au processus de l’allaitement puisque les implants n’ont pas d’incidence sur l’évacuation du lait ou sa qualité.

3. Les implants mammaires n’ont pas une durée de vie illimitée : Vrai !

Les chirurgiens l’expliquent clairement à leurs clientes : les implants doivent être remplacés au bout de 15 ans maximum. Pour certaines patientes, la durée de vie des prothèses est de 10 ans. Le remplacement permet de remédier au problème de l’usure de la paroi en silicone, mais aussi de la perspiration du sérum ou du gel. Un contrôle régulier s’impose pour vérifier si le contenu de l’implant ne s’est pas propagé entre les tissus du sein. Même si une enveloppe fibreuse maintient le tout, il est toujours plus sécurisé de changer de prothèse au bout de quelques années. Une surveillance rapprochée doit avoir lieu au moins une fois par an pour faire le point et s’assurer que le corps a bien intégré la prothèse. Il s’agit d’une mesure de sécurité importante même si aucune obligation n’a été annoncée.

4. Il y a des risques que l’implant mammaire explose : Faux !

Parmi les informations erronées qui circulent autour des implants mammaires, on ne peut pas passer à côté du cliché selon lequel ces prothèses peuvent exploser. Cette idée n’a aucun fondement puisque les implants sont testés et leur validité vérifiée avec beaucoup de précaution et d’attention. Avant même d’être mises sur le marché, les prothèses sont compressées et étirées pour évacuer l’air qu’elles peuvent contenir. Même si les variations de pression, en plongée sous-marine et dans un avion en vol, sont associées à cet épisode qui demeure fictif, les risques d’exposition n’existent pas. Ce mythe persiste malgré l’absence de tout fondement. Le seul incident qui pourrait provoquer la rupture de la prothèse est un choc violent notamment pendant un accident de la route, autrement dit, au même titre que vous risquez d’endommager un autre membre de votre corps.

5. Les cicatrices sont très visibles : Faux !

Le sujet des cicatrices tout comme celui des douleurs post-opératoires restent très controversés. Pourtant, la majorité des patientes cicatrisent rapidement et efficacement au bout de quelques mois. Il suffit, pour cela, de prendre soin de ces zones d’incision. Notez que d’autres critères entrent en jeu en ce qui concerne la cicatrisation comme la taille de la césure, l’âge et la qualité de la peau. Pensez alors à bien nettoyer les zones en question et les faire sécher. Les pansements doivent être changés régulièrement et l’exposition au soleil est strictement interdite pour un certain temps. Il faudra aussi porter des brassières de soutien pour assurer un maintien optimal.

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