CBD et interactions médicamenteuses, que faut-il savoir ?

CBD

La consommation du CBD à des fins thérapeutiques commence à devenir courante auprès des patients sujets à des pathologies chroniques, telles que les maladies neurologiques, la polyarthrite rhumatoïde et la fibromyalgie. Normalement, les substances contenant des molécules de cannabidiol ne sont ni psychoactives, ni toxiques, ni dangereuses. Le recours à ces produits optimise l’efficacité des traitements médicamenteux, notamment lorsque la prise vise à soulager les douleurs et les différents types de sensation d’inconfort. Justement à ce propos, les informations importantes à savoir sur les interactions du CBD avec les produits allopathiques méritent d’être évoquées pour aider les consommateurs sur les dispositions à prendre.

Risque probable d’interactions médicamenteuses avec les molécules de CBD

Le risque d’interaction entre les médicaments et les produits à base de CBD existe réellement, cependant sa gravité dépend de la forme de cannabidiol consommé et du type de traitement allopathique suivi. Cette certitude est confirmée par les différentes études menées par les scientifiques, comme l’évoque le Penn State College of Medicine in Hershey à travers la revue Medical Cannabis and Cannabinoids. Selon ces investigations, l’huile de CBD est le plus à même de provoquer ces interactions. La présence de cette molécule dans le corps a des impacts sur l’action des enzymes, notamment le citochrome P450, lors de la métabolisation des produits médicamenteux au niveau du foie. La transformation biochimique de ces traitements allopathiques peut être altérée par le CBD, selon la quantité consommée par le sujet. Toutefois, la prise d’un complément alimentaire contenant du cannabidiol, à raison de 20 mg à 60 mg par jour, ne perturbe en aucun cas les effets des médicaments. Pour arriver à ces interactions, la personne doit consommer des doses thérapeutiques allant de 200 mg à 300 mg en une journée.

Les principaux médicaments en interaction avec le CDB

Les experts ont découvert que cette molécule, qu’elle soit administrée par voie locale ou interne, par l’utilisation d’une crème de CBD ou d’une fleur de CBD, peut nuire à la métabolisation de 57 médicaments. La véracité de ces interactions médicamenteuses est prouvée scientifiquement.

Les anticonvulsifs, les antiarythmiques et les antihistaminiques

Certains produits médicamenteux appartenant à ces classes interagissent avec le CBD. En matière d’anticonvulsifs, les traitements à base d’Onfi et de Clobazam/Clonazépam ne doivent pas être combinés avec le CDB. L’association du cannabidiol à forte dose (300 mg ou plus) avec le clobazam produit une sédation accrue et une grande fatigue. Ces sensations sont le résultat de l’augmentation de la quantité de clobazam dans le sang. La multiplication des effets de cette molécule est provoquée par le cannabidiol. Les antiarythmiques, principalement l’amiodarone, ne doivent pas être combinés avec le CBD. Cette molécule a tendance à augmenter l’effet du cannabidiol. La consommation du CBD lorsqu’une personne a besoin de prendre un antihistaminique à base de doxylamine est déconseillée. La transformation biochimique de ce médicament ne se déroule pas bien puisque les enzymes responsables sont altérées. Le malade peut avoir des problèmes respiratoires, une somnolence et des troubles de cognition.

Les anti-inflammatoires, les antidépresseurs et les anticoagulants

L’inhibition des enzymes CYP3A par le mélange du CBD et des corticoïdes ou des corticostéroïdes dans l’organisme provoque l’apparition incontestable des effets secondaires de ces médicaments. Ces produits sont prescrits dans le cadre du traitement des maladies auto-immunes et des inflammations. Les Inhibiteurs Sélectifs de Recaptage de la Sérotonine ou ISRS et le CBD agissent de la même façon, c’est-à-dire que ces deux types de produits aident la zone synaptique à stocker la sérotonine en inhibant sa réabsorption au sein du cerveau. Les sujets aux pathologies mentales, à l’anxiété et aux troubles d’humeur ne doivent pas prendre le médicament et le cannabidiol en même temps au risque de doubler leurs effets. Ces patients peuvent présenter une forme d’obsession ou une hypomanie. Les benzodiazépines associées au CDB peuvent également provoquer des troubles de la concentration, de la somnolence ou d’autres effets indésirables. Les personnes qui prennent des anticoagulants du genre warfarine ne doivent pas consommer du CBD. Cette association est assez dangereuse, dans la mesure où les patients risquent d’avoir des hémorragies.

Les dispositions à prendre pour éviter les interactions médicamenteuses

Toutes les personnes qui suivent un traitement, à long ou à court terme, doivent consulter leur médecin traitant et obtenir leur avis avant de consommer du CBD, quelle que soit sa forme. Même pour simplement vapoter une cigarette électronique contenant un e-liquide au cannabidiol, les patients doivent se conformer aux prescriptions médicales et respecter les consignes provenant du thérapeute.
Dans certains cas, cette molécule tend à décupler les effets des médicaments pris. La diminution de la dose peut être préconisée par le docteur, mais cette décision relève exclusivement de la compétence du médecin soignant.

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